3 gin sudistes

Originaire des Pays-Bas et d’Angleterre, le gin s’est essaimé un peu partout y compris au Canada ou en Italie. En France, une multitude de micro-distilleries se le réapproprie.  Exemples avec trois gins d’Ardèche, du Vaucluse et des Bouches du Rhône.

Gin d’Ardèche
Distillerie La FRAP
La Fabrique Rurale d’Alcool à Partager, annonce la couleur. Ici tout est artisanal, ardéchois et bio, assurent Tanguy Cagnin et Harold Buis. Simples amateurs, les deux compères sont devenus professionnels, il y a seulement un an. Ils développent leur petite entreprise et proposent également un pastis et une eau de vie. Attachés au local, ils trouvent leurs plantes majoritairement dans le Parc Régional des Monts d’Ardèche. Par exemple, le genévrier, les fruits noirs, en particulier la myrtille majoritaire, et rouges qui composent leur gin. Aromatiquement puissant et complexe, il donne place aux épices qui se mêlent aux senteurs végétales et camphrées de conifères. La bergamote sous-tend l’assise puis la finale devient légèrement anisée. Conseillé avec un tonic artisanal ou en digestif.
30 €/0,50 cl  – www.distillerie-lafrap.com

Gin de juillet
Maison Ferroni 
Créée par Guillaume Ferroni en 2011 à Marseille et basée à Aubagne, la Maison Ferroni propose une vaste gamme de spiritueux. Avec quelques raretés du siècle des lumières, telles le ratafia, l’eau verte, le vespetro ou le guildive, dont les recettes sont tirées de manuscrits et livres anciens. Le Gin de Juillet est bien plus contemporain. Élaboré à base d’alcool de blé bio français, il a été distillé dans un petit alambic datant des années 1800.

Les aromates sont mis en macération directement dans l’alambic avant la distillation. Outre sa base de genièvre, les plantes qui le compose sont sourcées localement et en partie du propre jardin de la distillerie. Deux fruits frais de Provence emblématiques du mois de juillet : la pêche et l’abricot apportent la signature finale. Leurs arômes sont bien présents et enveloppant. La fraîcheur des fleurs et des agrumes lui donnent une forme légère et vivifiante, dans une matière ronde se concluant de notes de fenouil. 
36 € /0,50 cl – www.ferroni.com

Gin de vigneron
Domaine André Brunel
Connu et reconnu pour ses Châteauneuf-du-pape, Fabrice Brunel est aussi un grand amateur de gin. Petite faiblesse qu’il partage avec son maître de chai Romain Pitaud. Ils signent à quatre mains ce gin dénommé 13 qui intègre 13 ingrédients. Un petit clin d’œil aux 13 cépages de l’AOC et à l’art de l’assemblage. Le premier marqueur est le genièvre, suivi de la coriandre. Viennent ensuite les herbes de la garrigue : thym, romarin complété d’orange sanguine, de poivre et d’autres aromates restées mystérieuses, trouvées localement et surtout certifiées AB. La préparation macère 48 heures entre 15 et 20 degrés puis elle est distillée par un prestataire, sous la surveillance des deux vignerons. 

Très riche aromatiquement, porté par le genièvre à l’attaque, ce gin gras et rond, puissant mais non brûlant, révèle l’orange et la cardamome en touche finale. Il peut conclure un repas, au même titre qu’un cognac. Dans une version glacée, il s’accompagnera de citron ou de concombre. 
49€/0,50 cl – www.domaine-andre-brunel.fr 

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