Dynamique bio en Val de Loire, les rouges en tête

Avec 800 domaines certifiés AB ou en cours de conversion et 23 % des surfaces de ses vignes, la vallée de la Loire dépasse les moyennes nationales. La dynamique est particulièrement forte depuis 2019.  

La dynamique verte se retrouve dans toute la vallée de la Loire, Pays Nantais, Anjou, Saumur, Touraine : plus de 25 % des domaines sont certifiés, c’est-à-dire bio, biodynamiques, ou en cours de conversion. Une étude présentée par l’interprofession Interloire lors du dernier salon DegusT’ à Angers montre que les conversions suivent une courbe ascendante de plus en plus rapide : la progression de certification des domaines est de 50 % de domaines certifiés entre 2019 et 2022, pour un agrandissement des surfaces de 44 %. Sur près de 2 millions d’hectolitres récoltés en 2022, 666 000 hectolitres sont engagés en AB, soit près de 20 %. 

Surtout les rouges 
Quand on regarde de plus près, on constate tout de même de grandes différences. Les plus gros volumes commercialisés dans la vallée de la Loire, Muscadet IGP Val de Loire et Touraine, trois blancs représentant chacun plus de 100 000 hl par an, affichent des proportions modestes, entre 11 à 13 % seulement engagés. Les rosés et les fines bulles comme Saumur, Vouvray, crémant de Loire sont aussi un peu à la traîne. À la décharge de ces appellations, la campagne 2022-23 a été impactée par le gel de 2021 qui a touché les extrémités est et ouest, Touraine et Muscadet. Pour les bulles, les achats de raisin auprès de différents producteurs et les assemblages de millésimes peuvent aussi expliquer que les conversions apparaissent plus lentement sur les étiquettes. Les champions sont les rouges, que ce soit en France ou à l’exportation. 

Chinon et Saumur-Champigny en tête
Les appellations qui affichent le plus fort taux de certification sont Chinon et Saumur-Champigny avec respectivement 38 et 34 % de vignes converties. « Pas étonnant, c’est dans l’intérêt de tous », déclare Jean-Max Manceau au domaine de Noirée, certifié AB depuis 2014 et qui rappelle « l’effet d’entrainement positif entre collègues vignerons ». Pour Jean-Martin Dutour, président de l’appellation Chinon, « ce qui est le plus impressionnant, c’est l’évolution du paysage ». Il précise qu’il n’y a pratiquement plus de vignes entièrement désherbées et que le travail du sol est facilité par l’écartement des vignes à 2 mètres. On se souvient aussi que dès 2004, les vignerons de Saumur-Champigny ont planté 20 km de haies et d’arbres afin de préserver la faune et la flore endémiques.

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