Gel cognaçais : « L’ugni blanc nous a sauvés » - Routes des vins

Gel cognaçais : « L’ugni blanc nous a sauvés »

Si le cépage pour le cognac n’a pas trop été impacté par l’épisode de gel, les cépages plantés pour la production du pineau et des vins charentais ont énormément souffert.

Comme partout, le mercure est descendu très bas sur les Charentes durant les nuits du week-end du 4 avril. Mais contrairement à l’année dernière, on use dans les campagnes de l’expression « plus de peur que de mal ». En ce mardi 5 avril, ce sont davantage les cerisiers qui noircissent que les bourgeons d’ugni blanc qui étaient à peine sortis, sachant que l’ugni blanc couvre 99% de l’appellation. Ce sont des généralités et l’épanouissement de la vigne dans les prochains jours donnera une lecture plus précise. « A priori, l’ugni blanc nous a sauvés du pire, son caractère tardif est une chance, il ne fallait pas que ce froid intervienne quinze ou vingt jours plus tard comme l’an passé, sans quoi ça aurait été une catastrophe », souligne Patrice Piveteau, le directeur général de la maison Frapin, sise à Segonzac. Toutefois, on reste prudent car la plante peut réagir négativement à ce gel dans les jours à venir. « Quelques bourgeons avaient débourré mais la plupart étaient encore dans leur protection, mais il suffit que les écailles soient légèrement ouvertes pour engager des pertes que l’on ne voit que plus tard », ajoute Patrice Piveteau. Aux quatre coins de l’AOC, on a enregistré jusqu’ – 4°C. De fait, concernant les cépages comme le chardonnay, le merlot ou le colombard, utilisés pour l’élaboration du pineau et des vins charentais, ce n’est pas la même musique. Pascal Favre, le vigneron de l’Île d’Oléron, craint le pire : « J’attends encore quelques jours pour en savoir plus mais je suis déjà très pessimiste, les chardonnays sont morts, les sauvignons sont largement impactés, les colombards, les merlots et les cabernets francs sont touchés, je pense perdre davantage que l’an passé alors que j’avais perdu autour de 50%… ». Contrairement à l’an passé, les vignerons gardent de l’espoir quant au développement des contre-bourgeons qui peuvent encore apparaître. A suivre.

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