Julie Gayet, marraine du Concours du Meilleur Caviste de France - Routes des vins

Julie Gayet, marraine du Concours du Meilleur Caviste de France

Après le chanteur Thomas Dutronc en 2020, c’est la comédienne et productrice Julie Gayet qui honore cette 5e édition de la compétition créée par le Syndicat des Cavistes Professionnels et organisée par Terre de vins, de son marrainage. Elle s’est confiée à Terre de vins sur son rapport au vin et ses liens avec l’univers des cavistes. Rencontre

Julie Gayet, quelle amatrice de boissons alcoolisées êtes-vous ? Régulière ou occasionnelle ? Plutôt vins, bières, spiritueux ou autres ?

Je bois plutôt lors de dîners et j’aime vraiment le vin rouge, ainsi que la bière, ce qui amuse mes amis. Je préfère d’ailleurs une bonne bière à un mauvais vin. En revanche, je bois peu d’alcools forts en général. Mais récemment, j’ai redécouvert le cognac dans le cadre du festival « Sœurs Jumelles » que j’ai organisé autour de la musique et de l’image, grâce à notre partenaire la Maison Villevert, qui nous a fait déguster ce spiritueux en cocktails élaborés avec des ingrédients acidulés. Ce n’est pas du tout la même façon de le boire et c’est comme cela que les américains l’aiment. D’ailleurs tous les rappeurs en sont fous !

Comment a commencé votre histoire d’amour avec vos deux alcools favoris, le vin rouge et la bière ?

Dans ma famille, nous célébrons le passage vers l’âge adulte, le jour de nos seize ans, avec une dégustation orchestrée par nos grand-pères. Pour faire comprendre ce qu’est le vin, ils choisissent un château et nous font une belle dégustation verticale sur plusieurs millésimes, du plus jeune au plus vieux, pour bien comprendre son assemblage. J’ai aussi découvert à cette occasion que le champagne n’était pas réservé à la fête, et qu’il y avait de merveilleuses petites maisons de champagne.

En ce qui concerne la bière, je suis blonde et j’aime les blondes ! Longtemps, je n’aimais pas le goût acide et amer de la bière. J’ai commencé à en consommer après avoir eu mes deux fils, dans les années 2000, car il était recommandé de boire de la bière sans alcool lorsqu’on allaitait pour faire monter le lait. Depuis, j’adore la bière, c’est très désaltérant. Ça doit être mon sang celtique de Bretonne-Irlandaise qui parle !

Quel est votre vignoble favori ?

J’aime le vignoble bordelais et les vins de Bordeaux. Cet amour remonte à l’époque où j’allais au château Beychevelle, à Saint-Julien, dans le Médoc, pour des séminaires avec des scénaristes du monde entier, afin de travailler sur des scenarii. J’y ai vécu, en 2002 ou 2003, la première très forte dégustation de ma vie avec des élixirs d’années 1960, des choses folles. Ensuite, de par mon métier, j’ai la chance, lorsque nous faisons des tournées en province, de pouvoir déguster les vins dans les régions où nous nous rendons. J’ai notamment le souvenir d’une tournée qui fut mythique, avec Dominique Farrugia, pour la promotion du film « Delphine 1, Yvan 0 ». Chaque fois que nous allions dans une région présenter le film, nous en profitions pour faire des dégustations, c’était merveilleux et c’est là que j’ai découvert le vin de Saint-Émilion, où j’ai d’ailleurs été intronisée « Pair de la Jurade de Saint-Émilion ».

Avez-vous un flacon iconique à nous confier ?

Mon vin préféré entre tous est le Château La Conseillante, à Pomerol. La première fois que j’ai goûté ce vin, proposé par la sommelière de l’Élysée, j’ai eu une révélation. Ensuite, je suis allée sur place à Pomerol rencontrer les équipes, dont la directrice Marielle Cazaux. Que ce soit une femme qui dirige le domaine fait sens par rapport à mon engagement pour la cause des femmes. À chaque fois que je regoûte ce vin, je suis toujours émerveillée !

Vous avez mentionné des grands noms bordelais, mais êtes-vous aussi amatrice de petites pépites plus confidentielles ? Pouvez-vous en citer quelques-unes à nos lecteurs ?

Récemment, j’ai goûté grâce à mon caviste de la rue Daguerre, à Paris, deux ou trois vins qui m’ont surprise et charmée, comme le millésime 2019 du Domaine des Rouges-Queues en Hautes-Côtes de Beaune, ou encore La Mémé Ceps Centenaires Gramenon, un rouge de Cotes-du-Rhône 2015, juste incroyable !

Etes-vous plutôt vin en solo ou vin partagé ?

Vin partagé, définitivement, et parfois une petite bière en solo !

Vos accords mets-vin et mets-bière favoris sont…

Du fromage avec du bon pain et un bon vin rouge, ça reste le must ! Pour une bière, je l’apprécie avec une bonne moules-frites aux Puces de Saint-Ouen…

Vous êtes à l’initiative du festival « Sœurs Jumelles », mêlant les univers de la musique et de l’image, dont la 2e édition s’est tenue du 22 au 25 juin derniers à Rochefort. Que dégusteriez-vous en visionnant Les Demoiselles de Rochefort ?

J’ai eu beaucoup de chance, car pendant le festival, les équipes du Château Monlot, à Saint-Emilion, propriété de l’actrice chinoise Zao Wei, sont venues. Elles ont amené les deux cuvées de la propriété, Château Monlot et Héritage de Monlot. C’était délicieux et très joyeux, on a beaucoup chanté !

Avez-vous un caviste fétiche ?

Oui, celui chez qui je vais le plus souvent c’est la Cave des Papilles, rue Daguerre, dans le 14e arrondissement de Paris. En plus de sa jolie sélection de flacons, il vend également les meilleurs camemberts de la Terre ! Il est toujours de bons conseils.

Avez-vous d’autres points de ravitaillement au gré de vos pérégrinations ?

Absolument ! J’aime bien pousser la porte de nouvelles caves selon le lieu où je me trouve. Ce que j’apprécie, ce sont les cavistes qui me font faire des découvertes, je suis toujours preneuse de choses nouvelles ! À Sète par exemple la caviste des Caves Notre-Dame m’a fait découvrir des Côte-Rôtie incroyables !

Vous avez accepté le marrainage du Concours du Meilleur Caviste de France sans hésitation. Pourquoi vous tient-il à cœur ?

Comme les petits libraires, les cavistes dispensent un conseil fondamental pour aiguiller le client. L’un comme l’autre sont les promoteurs de la découverte de pépites, qu’il s’agisse d’auteurs ou de producteurs de vins ou alcools. Je ne connaissais pas le Concours du Meilleur Caviste de France, je trouve que c’est une excellente initiative pour défendre ce métier de proximité et les compétences qu’il nécessite, que ce soit en termes de connaissances, de conseil ou de lien humain. 

La défense des droits des femmes est une cause qui vous importe. Que pensez-vous de leur présence dans le monde des cavistes ?

Même si elles sont encore trop peu nombreuses, notamment dans le monde des cavistes, les femmes arrivent un peu partout dans le monde du vin, et c’est une excellente nouvelle. Pendant longtemps, c’était comme si faire le vin n’était pas un métier pour les femmes, notamment au sein des familles vigneronnes, où seuls les hommes reprenaient les domaines. Aujourd’hui, non seulement elles sont productrices, mais elles sont aussi de très bonnes œnologues, sommelières, cavistes… C’est un peu le même mouvement que celui qui s’est produit dans nos industries.

Un message ou un mot d’encouragement pour les candidats au Concours du Meilleur Caviste de France ?

Vive le vin, vive le cinéma, vive les histoires qu’on raconte et la passion autour de ces univers ! Le moteur des concurrents doit avant tout être le plaisir de participer, pour mettre en avant leur métier. C’est une heureuse initiative, je souhaite que cette compétition soit joyeuse et j’espère qu’elle permettra d’accroître encore la visibilité autour de ces professionnels.

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