L ‘AOC Luberon s’engage pour l’avenir 

Les incidences du changement climatique sont au coeur des préoccupations du vignoble. L’AOC Luberon s’est saisi du sujet en s’inscrivant dans le projet européen Green Vinum. 

“Le changement climatique, ses enjeux et ses impacts ?”, vous avez 3 heures ! Il a fallu la journée du 5 décembre à la fruitière numérique de  Lourmarin pour en débattre. Le syndicat avait convié Renan Le Roux, ingénieur de recherche à l’INRAE, à présenter l’étude commanditée par l’AOC sur les impacts du changement climatique sur le territoire du Luberon. 

Cette journée, soutenue par la Région Sud et les Fonds européens Leader, s’inscrit dans le cadre du projet Green Vinum. Un projet international financé avec le fonds LEADER 2014-2020, qui vise à faire évoluer le travail de la vigne face aux enjeux climatiques. Ses objectifs vont de l’enregistrement et l’évaluation de la situation existante dans la viticulture, à l’apport d’appui pour les caves dans les domaines de l’efficacité énergétique, des techniques durables et de la résilience. Il s’agit également d’implémenter la stratégie au niveau local en formant un groupe d’acteurs et en les impliquant pour assurer la masse critique du projet. Ainsi, le syndicat s’est entouré d’experts tels que l’INRAE et l’IFV et des partenaires, au premier titre le Parc naturel régional du Luberon. Les deux structures ayant un projet connexe de charte environnementale et paysagère en cours. 

Depuis 2020, pour la partie européenne, les vignerons ont ainsi pu rencontrer et échanger avec leurs homologues grecs des régions de Thessalonique et du mont Olympe, lors de différents voyages d’étude.

L’étude de Renan Le Roux a mis en perspective les scenarii envisagés par le GIEC et les impacts de plus en plus importants pour la viticulture, en regardant la phénologie des cépages. À titre d’exemple, l’INRAE a choisi la syrah et l’ugni blanc, deux cépages très présents dans le Luberon, l’un plutôt de précocité moyenne (la syrah) et l’autre tardif (l’ugni). Mais le changement climatique va les affecter tous les deux, soit dans la phase de floraison, soit dans la phase de véraison, avec globalement une augmentation des températures sur la période mai/septembre et une diminution des précipitations, accompagnées de plus de phénomènes extrêmes.

©MP Delpeuch

Nathalie Archaimbault, la directrice du syndicat, en fait un résumé clairvoyant. « Face à ce constat, les participants ont pu élaborer une Fresque du Climat, un atelier participatif permettant de mettre en chaîne logique les causes et les conséquences du changement climatique. Cet atelier, s’il est ludique, montre bien l’enchaînement des effets de l’activité humaine sur le climat, et globalement sur la planète. Ensuite, les groupes se sont projetés dans le futur, en imaginant quelles actions seraient à mettre en place pour faire de l’AOC Luberon une des appellations les plus vertueuses en termes d’impact carbone. De nombreuses pistes de solutions ont été proposées par les participants. La prochaine étape est maintenant de les étudier et de voir quelles pistes seraient à enclencher dès maintenant. On pense notamment à toutes les réflexions sur le contenant : bouteille unique/consigne/bouteille moins lourde… Le but de l’atelier était bien de partir avec des pistes concrètes à mettre en œuvre à tous les niveaux, individuels ou collectifs« 

Cet article L ‘AOC Luberon s’engage pour l’avenir  est apparu en premier sur Terre de Vins.

Commentaires

  • Pas encore de commentaires...
  • Ajouter un commentaire