La belle enchère | Les fines bulles champenoises explosent ! - Routes des vins

La belle enchère | Les fines bulles champenoises explosent !

La belle enchere Auction Report Rapport d'encheres iDealwine Champagne

Entre l’explosion de la Champagne qui, après la Bourgogne, peut se targuer d’être la deuxième région en termes de prix moyen adjugé aux enchères par bouteille, les vignerons pointus et les domaines disparus… Les enchères du mois de mars ont fait parler d’elles sur iDealwine. Décryptage.

Effervescence en Champagne

Belle surprise que la Champagne qui, en 2021, en dépit d’un volume moindre aux enchères (-6%) a vu la valeur adjugée progresser de 9%, la plaçant ainsi au 5ème rang pour le volume, mais au 4ème en valeur. Une jolie hausse qui fait bondir de 16% le prix moyen du flacon (éq. 75 cl) à 182€ en 2021, contre 157€ en 2020. La Champagne peut se targuer d’être la deuxième région en termes de prix moyen adjugé par bouteille, après la Bourgogne (242€). Tel est le constat que dresse le nouveau Baromètre iDealwine des enchères. Cette émulation autour des flacons les plus prestigieux de Champagne se poursuit depuis le début de l’année 2022, avec une ardeur que rien ne semble devoir arrêter, pas même la cruelle actualité internationale. Sans surprise, les maisons historiques et des vignerons comme Anselme Selosse (extra-brut 1er cru Millésimé 2008, 3720€, +38%) et son fils Guillaume (Au-Dessus du Gros Mont, 570€) domaine le plus représenté dans les ventes aux enchères 2021, continue à tenir le haut du panier. Toutefois, le vignoble champenois connaît de grandes mutations. Penchons-nous dons de près sur le travail de vignerons comme Pierre Péters et Ulysse Colin. Le premier, est géré par Rodolphe Péters qui, selon La Revue du vin de France « s’est hissé, sans nul doute, parmi les plus grands stylistes de blancs de blancs ». Sa connaissance parfaite des terroirs dont il dispose, son souci du détail, sa culture saine (certifiée HVE) et ses vinifications minutieuses – en cuves – du chardonnay du Mesnil-sur-Oger lui permettent de signer des vins d’une grande précision. Son blanc de blancs Les Chétillons serait quant à lui « l’un des meilleurs chardonnays champenois ». Un magnum de cette cuvée a atteint 930€ en mars 2022. Ulysse Collin, lui, a repris la propriété familiale après avoir fait ses premiers pas… Chez Anselme Selosse ! Les amateurs pointus s’attachent à ses méthodes de travail certifiées biodynamiques, à une culture intégrale de son vignoble (fait assez rare dans la région pour être notifié)… Et à une production malheureusement bien rares : 1 bouteille de la cuvée Les Enfers 2014 a été adjugée 446€.

Dans les autres régions, la rareté prime

Dans les autres régions, la rareté joue un rôle non négligeable dans l’attrait des vins. Si la Loire s’illustre avec, comme d’habitude, de grandes figures telles que le Clos Rougeard, maître incontesté de Saumur-Champigny, elle laisse petit à petit scintiller une appellation connue mais discrète. Il s’agit bien sûr de Sancerre et de ses beaux lieux-dits sublimés par le travail de Dagueneau, François Cotat (La Grande Côte 2001, 136€, +13%) et, évidemment, Edmond Vatan ; et ce, particulièrement depuis sa disparition en janvier 2022 (Clos la Néore 2010, 449€, +45%).

La raréfaction des flacons produits par les vignerons emblématiques de leur région, récemment disparus, suscite un engouement croissant pour les vins d’Eloi Dürrbach (domaine de Trévallon en Provence), de la Grange des Pères dans le Languedoc-Roussillon et l’apparition aux enchères de ceux du domaine de Belluard (Savoie).

Les domaines pointus s’affirment

Grands crus classés à Bordeaux, domaines d’Auvenay, Leroy, Bizot ou Truchot en Bourgogne, Rayas et Jamet dans le Rhône… Décidément, les grandes propriétés de ce trio prestigieux ne perdent pas de leur prestige. Toutefois, force est de constater que d’autres signatures pointues, souvent adeptes de méthodes de vinification naturelle, commencent à tutoyer les plus grands. Parmi eux, La Grande Colline à Cornas, un domaine créé en 2001 par un Japonais qui avait fait ses classes chez Thierry Allemand. Il a fermé ses portes en 2017, lorsque son créateur est reparti dans son pays natal. Dans le Jura, impossible de passer à côté du succès des domaines des Miroirs (vin de France Le Berceau, 1 081€, +20%) et des Murmures (vin de France Poulsard, 744€, +28%), ni de ces petites propriétés auvergnates (vin de France La Vague 2017 de Mito Inoué, 372€, 51% ou plutôt mettre Flow 2018, 378€, +290%) et roussillonnaises (vin de France 2017 de Pedres Blanques, 211€, +102%) … Un marché décidément passionnant.

Consultez le rapport d’enchères de vin sur les dernières ventes

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