La Flamme Olympique cavale à Saint-Émilion

De passage en Gironde ce jeudi 23 mai, la Flamme Olympique a fait escale dans le vignoble du Libournais avant de rejoindre Bordeaux. Saint-Émilion et son paysage inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO, ont été le cadre d’un beau moment de partage.

C’est sans doute une coïncidence, mais c’est un cheval blanc qui a été le grand dénominateur commun du passage de la Flamme Olympique sur la rive droite du vignoble girondin. Avant de rejoindre Bordeaux en deuxième partie de journée, pour un passage par la Cité du Vin notamment et une apothéose sur la Place des Quinconces avec l’allumage du chaudron par le chef Thierry Marx, c’est du côté de Saint-Émilion que la torche a démarré sa course dès 8 h 30. Et c’est bien sur un cheval blanc que Pierre Durand, médaillé olympique en équitation aux JO de Séoul en 1988 (et local de l’étape puisque natif de Saint-Seurin-sur-l’Isle), a fait office de premier porteur de flamme de la journée. La scène se déroulait au sommet de la côte Pavie, dans les vignes du même nom, offrant une vue imprenable sur toute la juridiction de Saint-Émilion. Une fierté pour la famille Perse, propriétaire du Premier Grand Cru Classé ‘A’ qui accueillait l’événement, et une fierté pour le maire Bernard Lauret, qui soulignait la portée hautement symbolique de voir la Flamme Olympique traverser un village au nom connu internationalement et classé depuis 1999 par l’UNESCO au Patrimoine mondial de l’Humanité.

Après ce premier moment d’émotion, la Flamme Olympique poursuivait sa course dans les ruelles de la cité médiévale avant de rejoindre Libourne. Puis, à la mi-journée, elle revenait vers le vignoble pour une escale au château Cheval Blanc. Cinq membres de l’équipe technique de la propriété, férus de sport, avaient été choisis pour porter la torche, entre les vignes et jusque sur le toit du chai emblématique dessiné par Christian de Portzamparc. Pour accompagner cet événement, 350 invités étaient réunis sur place, dont 150 élèves de l’école publique de Saint-Émilion. Leur bruyant enthousiasme rappelait à chacun, si besoin était, la grande célébration populaire que constitue l’organisation de ces Jeux Olympiques d’été en France — une première, faut-il le rappeler, depuis 1924.

De gauche à droite : Pierre-Olivier Clouet, les 5 porteurs de flamme de l’équipe de Cheval Blanc, Pierre Lurton et Bernard Lauret.

Cheval Blanc avait mis les petits plats dans les grands en organisant un pique-nique pour les familles présentes, une façon de créer du lien sur le territoire et de transmettre aux jeunes générations, au-delà d’un beau souvenir, une certaine idée du patrimoine viticole qui est aussi le leur. Prenant la parole, Pierre Lurton, président du conseil de gérance, soulignait les valeurs partagées de l’olympisme et de la viticulture, celles du « dépassement de soi » et de la « beauté du geste ». Quant au directeur général Pierre-Olivier Clouet, saluant les écoliers présents qui sont « les inventeurs du monde de demain », il reprenait une citation de Montaigne qui lui avait été soufflée juste avant par l’un des invités : « L’élève n’est pas un vase que l’on remplit, mais un feu qu’on allume. » Il est toujours question de flamme, au fond.

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