La relance des liqueurs Gabriel Boudier

La filiale de Famille Piffaut Vins et Domaines (FPVD) relance la liqueur de plantes Fontbonne 1874 et mise sur des parfums originaux pour les cocktails.

Famille Piffaut Vins et Domaines entend profiter du succès des liqueurs, la seule catégorie de spiritueux en croissance l’an dernier pour dynamiser le secteur. Elle remet en lumière la Fontbonne 1874, une liqueur de plantes, racines et épices qu’elle avait récupérée dans le portefeuille de Gabriel Boudier acquis en 2022 auprès de la famille Battault. La marque d’une jolie couleur vert clair, créée en 1874, avait été achetée par Boudier il y a tout juste un siècle mais elle avait été abandonnée à l’époque. Il existait alors la Fontbonne verte et la Kola Fontbonne. En devenant une filiale de FPVD (140 M € au total pour le pôle Vins & Spiritueux), Gabriel Boudier (41 M € de chiffre d’affaires dont 80 % à l’international), entreprise emblématique dijonnaise bénéficie désormais des services marketing et export du groupe. La Maison en a profité pour relancer la marque ce printemps avec sa recette aux 26 plantes et épices (notamment bourgeons de sapin, fenouil, gentiane, basilic, romarin, laurier…), titrant à 45 % vol (39 €). « Nous avons décidé de rebondir sur la décision de la Chartreuse qui a annoncé en avril 2023 qu’elle limitait sa production, précise Aurélien Piffaut à la tête de FPVD. Nous avons regardé dans les cartons les marques à histoire avec une recette disponible pour répondre notamment au marché des Etats-Unis très demandeur de liqueurs de plantes mais aussi la Grande-Bretagne et la France qui sont les principaux pays consommateurs ». Face à la difficulté d’approvisionnement en matières locales, l’entreprise a communiqué essentiellement sur le savoir-faire de la maison. Le sourcing est effectué dans tout l’Hexagone, plus loin pour les écorces et les épices. 

Essayer les cocktails
La Chartreuse caracole toujours en tête du segment des liqueurs de plantes, loin devant des marques comme La Raphaëlle (Eyguebelle), La Gauloise (Distillerie du Centre), Izarra (Renaud Cointreau). « Nous ciblons en priorité le marché des Etats-Unis où la liqueur est consommée en cocktails mais nous travaillons aussi sur une consommation régionale autour de l’axe Dijon-Beaune-Châlons, précise le directeur marketing Florian Migeon. Le marché français est très attaché à la Chartreuse consommée plutôt en digestif ; nous allons plutôt miser sur des cocktails apéritifs simples ou en long drinks pour proposer autre chose que le kir, la crème de cassis étant très bataillée et peu valorisée. » Par exemple, le Fontbonito avec crème de menthe et eau pétillante, Swampwater avec jus d’ananas et un trait de citron vert ou The Last Word avec gin et maraschino.

Après avoir retravaillé les gammes de la Maison Gabriel Boudier dirigée par Claire Battault, FPVD a choisi de rafraîchir les étiquettes de la large gamme en 50 cl dédiée aux bartenders (une trentaine de références). Elle joue la carte de l’innovation avec des parfums originaux tels que curcuma (Turmeric), moutarde, rhubarbe, nori…, pour séduire les amateurs de cocktails dans les bars premiums tandis que cassis et pêche restent les favoris pour la consommation à domicile. Des recettes signatures sont proposées sur la contre-étiquette. L’entreprise a aussi lancé une gamme de cocktails prêts à boire.  

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