L’Entre-deux-Mers voit rouge

Reconnue depuis 1937 en blanc, l’appellation bordelaise se déclinera désormais en rouge. Une consécration officialisée ce 7 février, avec un premier millésime attendu pour 2025.

C’est une petite révolution dans le vignoble bordelais. Réputée pour la qualité de ses vins blancs secs, compagnons indissociables (notamment) des huîtres et autres mets de la mer, l’AOC entre-deux-mers est désormais reconnue en rouge. La démarche a été entérinée le 7 février dernier par le Comité National de l’INAO, qui a validé la modification du cahier des charges pour intégrer la production de vins rouges produits sur son aire actuelle. L’aboutissement de deux années de travail du Syndicat Viticole de l’AOC entre-deux-mers en lien avec l’ensemble de la filière.

Cahier des charges « ambitieux »

« La valorisation des vins liée à un cahier des charges ambitieux est clairement l’objectif affiché, affirme un communiqué du Syndicat en date du 3 mars 2023. Cette ambition va être portée par les vignerons et négociants motivés face à ce beau challenge. » Parmi les mesures-phares issues du cahier des charges pour les futurs vins rouges : une densité de plantation à 4500 pieds minimum, un engagement parcellaire, 21 mois d’élevage avant mise en marché, l’utilisation de cépages « traditionnels » du bordelais avec obligation d’assemblage, ou encore l’interdiction de la thermovinification.

En termes de perspectives de production, « sur les 30 500 hectares de vignes rouges plantés sur l’aire de l’AOC entre-deux-mers, il se dégage un potentiel de plus de 5 700 hectares éligibles au cahier des charges, précise le communiqué. L’objectif est de rapidement approcher les surfaces qui produisent le blanc, soit quelque 1500 hectares. »

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