[Margaux] Durfort-Vivens à l’heure des cuvées parcellaires - Routes des vins

[Margaux] Durfort-Vivens à l’heure des cuvées parcellaires

Le Château Durfort-Vivens, Grand Cru Classé 1855 de Margaux, ne cesse de se réinventer sous l’impulsion de son propriétaire Gonzague Lurton. Après la conversion en biodynamie vient le temps des cuvées parcellaires faisant fi du traditionnel second vin. Explications.  

« Oui on bouscule les codes bordelais mais ce projet a avant tout du sens », confie Gonzague Lurton, toujours armé d’un léger sourire. Derrière la douceur si ce n’est la timidité du propriétaire du Château Durfort-Vivens se cache un homme de convictions. La conversion du vignoble en biodynamie au milieu des années 2010 a changé beaucoup de choses dans l’approche du vignoble de Durfort-Vivens, en sus d’un lien charnel avec le terroir s’est développée une attention toujours plus précise à l’endroit du parcellaire. « Cette attention nous amène à cesser de faire un second vin, qui était une sorte de vin par défaut, nous avons identifié des parcelles pour élaborer trois cuvées de terroir bien distinctes », explique Gonzague Lurton. Le vignoble d’une cinquantaine d’hectares de Durfort-Vivens s’étend sur 4 communes de l’appellation Margaux, à savoir Cantenac, Soussans, Margaux et Arsac. L’assemblage des meilleurs lots constituent le grand vin mais les vinifications séparées ont permis d’identifier trois typicités. Les parcelles situées sur la commune de Soussans sont assemblées pour donner naissance à la cuvée « Le Plateau », celles localisées sur la commune de Cantenac composent « Le Hameau » et les plus jeunes vignes du vignoble bâtissent « Les Plantes ». Le très beau millésime 2019 est le premier millésime pour ces trois parcellaires et les différences entre les trois lots sont très significatives. « Les Plantes » (88% cabernet-sauvignon, 10% merlot, 2% cabernet franc) se délivrent clairement sur la fraîcheur et la pureté du fruit avec des notes florales et épicées. « Le Plateau » (65% cabernet-sauvignon, 35% merlot) donne le ton de la puissance contenue chère à Margaux avec un velours très caractéristique du premier vin de Durfort-Vivens. « Le Hameau » enfin (53% cabernet-sauvignon, 47% merlot) surprend par son équilibre entre l’acidité et la sucrosité, c’est une dentelle avec une dominante aromatique sur le cassis. Ainsi, trois Margaux de terroirs se dessinent au sein de Durfot-Vivens. Il faut souligner que les trois parcellaires ont connu exactement le même élevage de 16 mois avec 2/3 en barriques et 1/3 en amphores. Avec ces parcellaires, comme un vent de logique bourguignonne souffle sur ce coin de Margaux… « Le concept de second vin ne fait plus partie de notre vocabulaire, il s’agit dorénavant d’une gamme parcellaire illustrant l’ADN de notre Grand Cru Classé, nos cuvées ne sont pas élaborées dans une logique d’assemblage, chacune d’entre-elles incarne au contraire une des typicités de notre terroir », précisent d’une même voix Gonzague Lurton et le directeur technique de Durfort-Vivens Léopold Valentin. « Les Plantes » sort au prix de 35€ tandis que les deux autres parcellaires sont à 45€ l’unité. Différents coffrets sont disponibles. Voici une nouvelle réponse et quelle réponse au Bordeaux Bashing ! Les fadas de Margaux comme les aficionados de dégustations à l’aveugle vont être servis.  

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