[Primeurs 2023] Les grands pomerols sous la lune 

Suivez la suite de la campagne des Primeurs 2023 avec toutes nos notes exclusives. Elles sont à retrouver avec les commentaires de la rédaction dans notre numéro Spécial Bordeaux Primeurs à paraître le 5 juin en kiosques et sur terredevins.com.

Soudain, on caresse les sommets. Et ces vins mythiques prévus pour la garde ont fait des merveilles en 2023 à moins que ce soit 2023 qui ait fait des merveilles. Peu importe le sens, voici en primeurs les vins de Christian et Edouard Moueix. Le Château Trotanoy d’abord, Grand de Pomerol à défaut d’être d’Espagne, salué 97-98/100 par la rédaction de Terre de Vins : « Nez dense, compact, rigoureux, on devine la force tranquille de Trotanoy qui ne se « livre » pas facilement. La puissance, la maturité sont là, exprimant un fruit intense, sur une touche atramentaire et pierre à fusil. C’est un vin de vigueur mais aussi de race, serti d’un habit tannique extrêmement bien couturé. Très sérieux comme à son habitude, mais sacrément stylé, il arbore une matière ferme et noble, jusqu’à sa finale subtilement mentholée. C’est un pur-sang ». Son prix est de 218,40€. La Fleur-Pétrus, quant à lui, s’affiche à 193,20€ avec un 97-97 au compteur et un commentaire qui laisse augurer du meilleur : Un nez plongeant, subtil, beaucoup d’élégance et de finesse dans l’éventail aromatique qui convoque aussi bien des petites baies rouges et noires que du floral. L’attaque est charnue, immédiatement savoureuse, et se resserre sur un milieu de bouche précis. La bouche est jugulée de tanins pulsants, propulsée par une fine acidité. C’est de l’orfèvrerie, un très beau pomerol qui a de longues années devant lui. Château Certan de May désormais, dont la famille Moueix a l’exclusivité, sort à 110,90€. 95-96 pour cette pépite de Pomerol : « Cerise confite, légère touche épicée, violette, du charme et de l’allant. On lui devine un crémeux indéniable, qui se confirme avec le toucher de bouche, velouté mais tendu. Sa vivacité vient juguler le crémeux, dans un bon équilibre entre droiture et ampleur. Très jolie qualité de tanins, finement sculptée et granuleuse. La persistance est gourmande, sur une sucrosité charmeuse, et très digeste en finale ». Christian et Edouard Moueix signent aussi sur les terres de Saint-Emilion, avec le Château Bélair-Monange, Saint-Emilion Grand Cru Classé. C’est un coup de cœur du comité de dégustation avec un 97-98 : « Une énergie fuselée se profile, un fruit propulsé par une indéniable minéralité. Touche de pierre chaude, de pin maritime, de pivoine, densité nappante mais tonique. La bouche est élancée, la chair s’avère à la fois suave, tendue, digeste, irisée de tanins crayeux. L’arête acide est d’une grande distinction, elle allonge le vin et l’ancre dans son terroir majuscule, entre plateau et coteaux. Beaucoup d’éclat, une grande élégance, du caractère, le tout signé par une finale sanguine, très calcaire : c’est un grand 2023, aidé par son nouveau chai qui trône tel une cathédrale au sommet de Saint-Émilion ». Il sort à 151,20€.

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