Top 100 des 5e Trophées de l’Œnotourisme

Les 5e Trophées de l’Œnotourisme 2023 organisés par Atout France en partenariat avec Terre de vins sont entrés dans la dernière ligne droite avec la réunion début mars du jury composé de professionnels du secteur, Martin Lhuillier et Brigitte Bloch du pôle Œnotourisme de Atout France, Marine Teste de Atout France à Londres, Jérôme Isnardi du site Rue des Vignerons, Hervé Novelli, président du Conseil Supérieur de l’Œnotourisme, Cécile Terrien de Vin & Société et Samuel Brennetot du Crédit Agricole. Dans l’attente de la promulgation des lauréats lors de la remise des prix le 6 juin prochain à Lyon, découvrez le Top 100 en fin d’article.

Il s’agissait pour le jury réuni début mars en vidéoconférence d’étudier en détail les dossiers des domaines, grands et petits, issus d’une dizaine de régions viticoles (depuis deux ans, le Languedoc ayant été associé au Roussillon). Il a donc fallu éplucher les arguments de tous les domaines sélectionnés lors d’une première étape dans le Top 100 pour désigner ensuite les lauréats de chaque catégorie, neuf au total (Architecture & paysages, Art, culture & savoir-faire, Initiatives créatives & originalités, Le vignoble en famille, Œnotourisme d’affaires & événements privés, Pédagogie & valorisation de l’environnement, Restauration dans le vignoble, Séjour à la propriété, Promotion d’un terroir). Pour chacune d’entre elles, les jurés ont attribué deux prix, l’un pour une offre exceptionnelle et l’autre pour une offre remarquable.

Des argumentaires à peaufiner

Martin Lhuillier a rappelé « l’importance de l’argumentaire, à détailler le plus possible et qui ne doit pas se résumer aux quelques lignes de présentation du site internet », « mais aussi la nécessité de qualifier l’offre et la visite, et de bien choisir la ou les catégorie(s) dans laquelle une propriété propose son dossier a surenchéri Brigitte Bloch. Certains domaines ne savent pas toujours bien valoriser leurs atouts, même si l’on constate des progrès indéniables dans ce domaine tout comme dans la structuration de l offre et la mise en avant des propositions dans plusieurs langues sur les sites ». Chaque propriété pouvait postuler dans deux catégories mais n’était retenue que pour une seule, le dossier devant être bien illustré, de préférence avec des visuels collant à la catégorie. « On doit ressentir l’âme de la propriété en la visitant mais aussi en lisant leur présentation » insiste Cécile Terrien.

Dans la catégorie Architecture et Paysages, la difficulté est de trouver un équilibre entre patrimoine historique et architecture contemporaine. « Il faut reconnaître que lorsque l’on a les vignes autour de la maison et le petit village qui va bien, c’est un atout, surtout pour le marché anglais très friand de ce type de carte postale », souligne Martin Lhuillier. Mais un beau château bien restauré peut aussi être très attractif. Dans cette catégorie comme dans Art, Culture et Savoir-faire, le petit plus consiste surtout à « bien présenter l’axe de différenciation de la propriété, estime Jérôme Isnardi. Les caves, les bâtiments, les paysages…, en quoi ils sont intéressants et pas seulement présenter ce qu’ils sont ».

Pour Affaires et Evénements privés, quasiment tous les bâtiments proposés sont adaptés à la demande et modulables mais « nous devons porter une attention particulière aux équipements comme les activités ou la restauration surtout lorsqu’une localisation est excentrée, un peu loin d’une ville ou d’une gare » estime Hervé Novelli.

Les catégories à étoffer

Pour Vignoble en famille, le jury a tenu à rappeler qu’il ne s’agissait pas de monter un dossier pour un domaine géré en famille comme c’est parfois le cas, mais de « proposer des activités pour toutes les générations, ludiques et éducatives, avec des propositions spécifiques pour les enfants, ou à faire tous ensemble avec un accueil qui apporte un vrai plus.» détaille Jérôme Isnardi. « La langue parlée au domaine et le budget sont aussi des critères à souligner pour les familles, notamment celles qui viennent de l’étranger» , complète Marine Teste. Il ne faut pas non plus confondre Valorisation de l’environnement qui doit être centrée sur l’engagement du domaine sur le sujet, avec un environnement paysager plaisant ou juste une certification bio ou de Développement Durable. Pour la Restauration dans le vignoble, l’offre peut être originale, authentique ou multiple. Pour Séjour à la propriété, elle doit être complète afin d’inciter à prolonger les vacances sur place et pas seulement sur une nuitée. La catégorie la plus délicate reste sans doute celle des Initiatives créatives, « chacun pensant souvent proposer quelque chose d’original, ce qui peut être le cas au niveau local alors que la proposition existe déjà dans plusieurs régions » analyse Martin Lhuillier. Quant à la Promotion du terroir, il importe avant tout qu’elle concerne un territoire ou une appellation et pas seulement une activité spécifique.

Pour Martin Lhuillier, la provenance des dossiers de toutes les régions viticoles atteste du renouveau et du dynamisme de l’œnotourisme dans l’Hexagone. Et Brigitte Bloch de confirmer « une belle couverture géographique de l’offre qui s’est densifiée et professionnalisée, de plus en plus adaptée aux attentes des visiteurs, même si il reste une marge de progrès ». De quoi organiser d’autres éditions aussi riches en candidats.

Les 100 sont à retrouver en cliquant sur ce lien.

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