Trésors de Champagne en kiosque !

Le numéro spécial champagne de Terre de vins sort dans tous les kiosques de France et de Navarre ce mercredi 6 décembre. En avant-première nous vous dévoilons le sommaire, qui promet de beaux voyages et beaucoup de nouveautés.

Comme chaque année, le cœur du spécial champagne réside d’abord dans notre sélection des 100 meilleurs Bruts sans année à déguster pour les fêtes. Quelques coups de cœur ? Perrier-Jouët « Blanc de blancs », Ullens, Laurent-Perrier « La cuvée », EPC « Premier cru » (p.94-116)… Pour les moments plus gastronomiques, nous avons aussi effectué des recommandations, cette fois autour des cuvées spéciales, en privilégiant celles qui peuvent accompagner plus facilement les plats chaleureux et consistants que l’on apprécie en hiver. Voilà pourquoi nous avons opéré un focus sur les blancs de noirs (Escapade p. 124-133), les rosés millésimés (p. 118-119), et sur le vintage 2015 (p. 120-121), auquel le caractère solaire a donné beaucoup de générosité.  

Le spécial champagne, c’est aussi un grand retour sur les actualités qui ont marqué l’appellation. Elles semblent toutes dans ce numéro s’articuler autour d’une grande thématique : l’art de durer. La découverte en 2010, au fond de la Baltique, dans les entrailles d’une épave, d’une cargaison oubliée de champagne Veuve Clicquot a passionné le monde. Ce « trésor » nous évoque évidemment les bouteilles de rhum de Rackham le Rouge repêchées par Tintin, et il nous fascine d’autant plus que, cent soixante-dix ans plus tard, les flacons étaient encore aptes à être dégustés (p. 68-73) ! Trop de gens l’ignorent, mais la Champagne produit des cuvées qui figurent parmi les meilleurs vins de garde au monde. L’incroyable œnothèque de la maison Lanson (p. 64-66) de même que la surprenante fraîcheur des plus vieux millésimes de la cuvée Blanc des Millénaires de Charles Heidsieck dévoilés dans une verticale « intégrale », en sont deux autres beaux témoignages (p. 122). Et si le terroir a sa part dans cet étonnant potentiel, l’effort permanent en recherche et développement n’y est pas non plus étranger. En Champagne, chaque détail est étudié : la position de la bouteille en cave, sa taille, le lieu de stockage, quitte à plonger de nouveaux flacons au fond des mers, le type d’obturateur, le rôle des lies, le choix de la date de dégorgement… On s’aperçoit également que le contenant dans lequel a lieu la première vinification et le premier élevage avant le tirage en bouteille, joue également un rôle déterminant et on voit de plus en plus de vignerons multiplier les essais autour des cuves en béton, d’œufs en grès, de fûts en bois ou même plaqués or, qui viennent supplanter les anciennes cuveries en inox aux allures de laiterie. Micro-oxygénation, mouvement du vin, là-encore tous les paramètres sont examinés. (Escapade p. 138-149).  Il faut enfin composer avec les nouvelles conditions de production liées au réchauffement climatique, la baisse des acidités pouvant menacer cette faculté à traverser le temps. La cuvée exploratoire Ruinart Blanc Singulier nous montre comment les maisons anticipent déjà ces changements (p. 60-62).

Cet art de durer concerne aussi l’économie. Il faut un certain talent pour rester à la mode pendant plus de trois cents ans ! Alors que beaucoup de régions viticoles françaises sont en crise, la Champagne affiche toujours une insolente prospérité malgré le léger retrait de ces derniers mois. Le secret ? Sa capacité à toujours faire primer le goût du consommateur, à l’écouter, quitte à se réinventer. C’est ce que montre la formidable histoire de Moët & Chandon, qui souffle cette année ses 280 bougies ! Que d’innovations et de remises en question sur ce chemin, entre la crise phylloxérique, la création de Dom Pérignon dans les années 1930, devenue plus tard une maison à part entière, et aujourd’hui le lancement de la Collection Impériale (p. 76-83)…

Se réinventer, oui, mais sans jamais se renier. Et pour cela il faut être capable aussi de protéger ses savoir-faire ancestraux, de veiller à leur transmission. La Tribu consacrée au label Entreprise du patrimoine vivant nous montre comment, dans des maisons comme Pol Roger, Bollinger, mais aussi dans les industries connexes du champagne comme Oller et la Tonnellerie de Champagne, cette préoccupation est toujours placée au cœur du management (p. 50-55). 

L’autre secret de cette durabilité économique réside dans ce souci de toujours veiller à la juste répartition des bénéfices entre tous les Champenois. La force du mouvement coopératif et notamment du groupe TEVC qui s’est distingué cette année en rachetant la Maison Henriot y est sans doute pour quelques chose (Sur le Divin Christophe Juarez p. 84-88). Mais le rôle du Comité Champagne et l’esprit que lui a inculqué ce grand catholique social que fut Robert-Jean de Vogüé, personnage étonnant mis en lumière dans notre Saga, n’y sont pas non plus étrangers. Cet ancien déporté avait compris que si le champagne symbolise d’abord la fête, il n’y a pas de vraie fête sans partage ! Un principe que les maisons n’ont pas oublié, puisque quinze d’entre elles (Billecart-Salmon, Thiénot, Pol Roger, Bruno Paillard…) ont soutenu la création d’un restaurant inclusif, L’Extra (p. 148-153), qui a ouvert à Reims, en face du Boulingrin. Cette partie de la Cité des sacres s’est transformée en un nouveau quartier de l’effervescence, rivalisant désormais avec l’avenue de Champagne à Épernay (p. 44-48). Empoignez votre « Terre de vins », la Champagne n’attend que vous !

Terre de Vins n°91 spécial Champagne, 160 pages, 6,90 €.
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