Val de Loire, vignoble du futur ?

Question ou affirmation, c’est en tous cas notre ressenti après Val de Loire millésime 2023. Comme chaque année Interloire, qui regroupe les fédérations de Touraine, de l’Anjou-Saumur et du Pays-Nantais, a organisé son événement presse Val de Loire Millésime, où une cinquantaine de journalistes du monde entier sont réunis pour recevoir les actualités du vignoble. Au menu, master class, dégustations et immersions dans les terroirs, pour révéler toute la richesse de ce vignoble étendu sur plus de 800 kilomètres.

Un réseau hydrographique conséquent
Annoncée par Pierre-Jean Sauvion de la commission communication du vignoble, la troisième région viticole de l’hexagone possède le plus grand réseau hydrographique français, un avantage de marque rarement mis en avant. “C’est une chance d’avoir 25% du réseau hydrographique français, ce que d’autres régions viticoles pourraient nous envier.” Également producteur, Pierre-Jean Sauvion reconnaît que les centaines d’affluents et de sous-affluents du plus grand fleuve de France créent de nombreux microclimats très intéressants pour les vignobles ligériens.

Un réchauffement climatique qui a “du bon”
Presque irréel voire triste à dire, le réchauffement climatique n’apporte pas que son lot de mauvaises nouvelles et c’est le cas dans le vignoble ligérien, où les hausses des températures sont idéales pour la maturité de certains cépages. Et sans renier des aléas de plus en plus difficiles à prévoir et à encaisser, plusieurs vigneronnes et vignerons nous ont confié l’avantage de la hausse des températures moyennes pour la maturité du pineau d’Aunis ou du cabernet franc, ce dernier étant le cépage phare de la Loire. Le réchauffement diminue les risques de pourritures avant les vendanges et lui apporte de la rondeur et l’éloigne du style “trop” végétal qui lui est souvent reproché.

Une démarche environnementale forte
Connu pour être un pionnier de la biodynamie en France, notamment sous l’impulsion de Nicolas Joly de la Coulée de Serrant, le vignoble du Val de Loire propose aujourd’hui 70% de domaines engagés dans une démarche environnementale, qu’elle soit bio (29% de domaine certifiés – 11 000 hectares), en biodynamie, avec Terra Vitis ou le label HVE… Fier de cet engagement, Interloire s’est fixé comme objectif d’atteindre 100% des domaines certifiés d’ici à 2030, un objectif clairement atteignable et assumé par son président Lionel Gosseaume.

Une large palette de vins
Et pour terminer, parlons quand même du vin… Les 2700 vignerons dont 540 domaines gérés par des femmes, 410 négociants et les 16 caves coopératives produisent des vins blancs, rouges et rosés sans oublier les bulles et les vins doux, sur 33 appellations d’origine contrôlée.

Rosés tendres, représentés par la AOC Cabernet d’Anjou et ses 6400 hectares, les effervescents (Crémant de Loire, Vouvray, Saumur Fines Bulles) où la Loire est la deuxième productrice de bulles après la Champagne, et bien-sûr blancs, rouges et rosés secs avec 24 cépages autorisés. La région viticole produit tous les styles de vins possibles, de quoi largement satisfaire les palais des amatrices et amateurs du breuvage d’Héraclès.

La Loire, vignoble royal par le passé, idéal pour le futur ?

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