Palmer : prendre un peu de hauteur avant Champagne Tasting

Dès le début de l’aviation civile, le champagne est devenu un incontournable du service à bord. Veuve Clicquot recense la présence de ses cuvées sur Air France dès 1939. Mais, dans ce match, de jeunes maisons parviennent aussi à se positionner. C’est le cas du champagne Palmer, dont le directeur commercial Raymond Ringeval a bien voulu nous éclairer sur le fonctionnement de ce marché.

Que représente le marché aérien  pour la Champagne ? 

Ces chiffres ne sont pas communiqués, mais ils sont très importants. Sur certaines compagnies, annuellement, cela peut représenter des centaines de milliers de bouteilles. Il faut tout mettre bout à bout, en ajoutant les trois classes à bord, mais aussi les salons privés des aéroports. La sélection est différente selon les classes : plutôt des BSA entrée de gamme en « éco », des BSA premium en classe affaires, et des cuvées de prestige en première.

Pour notre part, nous sommes très fiers d’être servis un mois par an en classe affaires sur les long-courriers chez Air France, où leur carte a été constituée par l’un des grands noms de la sommellerie, Xavier Thuizat, de la même manière que les menus sont signés par des chefs étoilés. Si on prend l’ensemble de nos collaborations avec les compagnies aériennes, cela représente environ 10 % de nos expéditions. Nous veillons cependant à limiter ces ventes, car elles ne sont jamais garanties sur le long terme.

Avez-vous des statistiques sur le pourcentage de gens qui consomment du champagne  en classe affaires ? 

Non, mais d’expérience, je peux vous confirmer que lorsque le personnel de bord passe avec un plateau et propose de l’eau, du jus d’orange ou du champagne, dans 9 cas sur 10, les voyageurs choisissent le champagne. Ils ont payé leur billet, cela fait partie de la prestation, et c’est en libre-service, donc ils en profitent. Comme le champagne a cette aura internationale incroyable, ils le privilégient.

Prendre l’avion, c’est aussi un instant un peu à part, suspendu, une sorte de parenthèse dans la vie, où, à part profiter du moment, on ne peut pas faire grand-chose. Beaucoup de voyageurs ont aussi peur en avion, l’alcool les aide à se détendre. Il faut d’ailleurs être prudent, parce qu’en altitude il monte plus facilement à la tête. Il faut aussi bien choisir son champagne, parce qu’à 10 000 mètres la perception est légèrement moins aiguisée, les muqueuses plus sèches, il faut donc une belle expression.

Est-ce d’abord un marché d’image  ou parvenez-vous à dégager des marges ? 

 Nous ne vendons jamais à perte, mais il est évident que l’image est importante et entre dans l’analyse. Lorsqu’on est une maison de grands vins, une marque de connaisseurs et non sur le « mass market », et que l’on a besoin de faire grandir sa notoriété, ce genre de partenariat en classe affaires est idéal parce qu’il vous expose à des personnes qui sont exactement votre cible, avec un certain niveau d’exigence. En général, ce sont plutôt des gourmets déjà amateurs de « fine wines ». Nous ne vendons jamais à perte, mais il est évident 

Pas dans les airs cette fois-ci, le champagne Palmer sera présent à Champagne Tasting, au Carreau du Temple, le 25 avril prochain pour vous faire découvrir ses cuvées.


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