Le concours de Terre de Vins, jusqu’alors réservé aux vins qui s’ouvre désormais aux spiritueux, se déroulera au mois de juin prochain. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes, jusqu’au 13 mars. Pour y décrocher une médaille, il faut s’inscrire mais pas seulement ! Seuls les meilleurs échantillons sont sélectionnés à l’issue d’un processus rigoureux. Explications.

Des médailles il y en a beaucoup, des concours encore davantage. Victor P. Gomez, directeur général d’Armonia, la société qui organise le Concours des Vins et Spiritueux de Terre de Vins, dévoile les coulisses d’une organisation drastique qui accrédite l’estampille « Terre de Vins » sur les bouteilles. Voici cinq raisons de confier vos meilleurs échantillons aux bons soins de ce concours.
Tout commence par l’inscription en ligne puis l’envoi des échantillons chez Armonia. À leur réception, les équipes contrôlent les bouteilles : « Chaque échantillon est vérifié en fonction de ce qui a été renseigné lors de l’inscription et les critères sont nombreux : millésime, appellation, couleur…, nous ne laissons rien au hasard » décrit Victor P. Gomez.
Vient l’anonymisation des bouteilles, gage de l’équité du concours : « Pour les bouteilles de vin, c’est facile, on met des chaussettes ». Pour les spiritueux, en revanche, la manipulation est plus délicate : « Non seulement les bouteilles ont gabarits très différents, ce qui rend l’usage des chaussettes plus difficile, mais, en plus, beaucoup ont des formes iconiques. Même avec la chaussette le jury, composé de professionnels, est susceptible de reconnaître des marques ». Aussi, pour parer cet écueil, les spiritueux sont transférés dans des flacons standards.
Rien n’est laissé au hasard et les dégustateurs sont, eux aussi, sélectionnés selon leurs compétences en dégustation. « Nos jurys travaillent dans des métiers du vin. Ils sont cavistes, sommeliers, commerciaux chez des négociants ou dans des coopératives, vignerons. D’ailleurs, nous évitons tout conflit d’intérêt, les producteurs ne dégustent pas leurs propres échantillons ». Avec l’ouverture du concours aux spiritueux, il faut également recruter des professionnels qui savent spécifiquement les déguster : « Pour les spiritueux, la rétro-olfaction est proscrite et il est déconseillé de garder les alcools trop longtemps en bouche sous peine de se brûler les papilles ».
Contrairement à de nombreux concours où les jurés sont réunis autour d’une table, ceux du concours de Terre de Vins dégustent seuls, à l’écart de toute influence : « Nous évitons l’effet « collège de dégustation », où une personnalité a tendance à prendre le dessus. Un vin est jugé par trois dégustateurs mais ils sont toujours seuls au moment de la dégustation. Cela nous permet de récolter trois notes indépendantes ». Lorsque l’échantillon remporte l’unanimité, il est donc considéré comme un produit exceptionnel.
Depuis 2013, les concours de vins et spiritueux sont soumis à un règlement et la DGCCRF veille à son respect. « La répression des fraudes nous audite régulièrement et nous rendons des comptes, entre autres, sur les échantillons reçus, les médailles décernées qui sont contingentées ». Lorsque tous les critères sont remplis, comme c’est le cas pour le concours Terre de Vins, les médailles peuvent être apposées sur les cuvées sélectionnées.
Enfin, pour Victor P. Gomez, la particularité du Concours de Terre de Vins c’est la qualité des échantillons qui sont envoyés : « Plutôt que de multiplier les cuvées, les producteurs envoient leurs meilleures, ce qui fait qu’on a une moyenne très élevée par rapport à certains concours. Or, avec des droits d’inscription accessibles, tout le monde a sa chance, même les petits producteurs. » Le sérieux, c’est donc aussi le panel l’émulation qui y règne.

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