La Vallée de la Gastronomie, c’est parti ! - Routes des vins

La Vallée de la Gastronomie, c’est parti !

Le projet de la Vallée de la Gastronomie-France®, fédérant plusieurs territoires de la Bourgogne à la Méditerranée en descendant la Vallée du Rhône, est sur les rails avec une palette de plus de 350 offres gourmandes et expériences remarquables dont une centaine autour du vin.

« C’est une alliance unique, un projet interrégional ambitieux et précurseur qui repousse les barrières autour d’une colonne vertébrale sensorielle ». La présentation du chroniqueur gastronomique Loïc Ballet a d’emblée donné envie d’entrer dans le vif du sujet, celui de la Vallée de la Gastronomie-France®, co-pilotée par quatre territoires, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, le Gard et la Provence. Car il s’agit bien d’une approche de territoires de Dijon à Marseille et non de région. Elle suit un couloir naturel de 620 km de long de la Bourgogne à la Méditerranée, le long des vallées de la Saône et du Rhône et de la route des vacances à 45 minutes de trajet de chaque côté des autoroutes A6 et A7. Dans cet espace, la Vallée de la Gastronomie a voulu fédérer « des opérateurs qui avaient le même esprit de compagnonnage, qui portaient des valeurs communes pour faire vivre des découvertes et des expériences, pour la qualité de la rencontre, définit Hervé Fleury, vice-président de l’institut Paul Bocuse. Les critères passent par l’exigence d’un accueil durable pour un tourisme cousu main au rythme de la découverte et de la saisonnalité, par la générosité de la transmission, le partage d’une coutume, d’une recette, d’un savoir-faire, et par la bienveillance de l’accueil pour éveiller la curiosité ».

L’objectif est avant tout de faire connaître la destination avec un lancement progressif d’abord en France, mais aussi de la transformer en porte d’entrée des visiteurs internationaux, d’abord en provenance d’Europe, Belgique et Suisse en tête, mais également des Etats-Unis et du Japon qui ont déjà une attirance pour la gastronomie française. La circulation des cultures et des connaissances pendant la crise, l’évolution des modes de vie avec une relocalisation de loisirs et découvertes près de chez soi et l’extension du télétravail en dehors des grandes villes se sont révélés un excellent terreau pour cette initiative « qui va aussi produire du lien social dans une approche collaborative et qui s’inscrit dans le cadre du classement au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco de notre ‘repas gastronomique à la française’ » précise le sociologue Bertrand Réau.

Une marque fédératrice

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » a rappelé Fatima Faska, cheffe de projet par la voix de Paul Eluard. Et ils s’annoncent nombreux au vu de la diversité des acteurs et des régions pour aller à la rencontre d’éléments identitaires, de rites, de traditions, de produits marqueurs où endémiques d’un territoire ». Le projet devrait fournir de nombreuses occasions de convivialité dans le cadre d’une immersion complète, afin que le visiteur ne soit plus seulement spectateur mais acteur de la découverte. Pour cela, ont été répertoriées près de 350 activités gourmandes et une trentaine d’expériences remarquables. Les premières mettent en avant les spécificités d’un terroir, proposent un carnet d’adresses et des activités de quelques heures ou quelques jours, en couple, entre amis, en famille, passant par les marchés, les producteurs, les artisans, tous types de restaurations, du routier à l’étoilé, les fêtes et manifestations, (de 0 à 400 €) ; les secondes se veulent « une bulle dans la bulle pour des moments d’exception où l’on prend le temps de parcourir le spectre des émotions et de mobiliser les cinq sens (de 50 à 1500 €). Il ne s’agit pas d’un label supplémentaire mais d’une marque pour sublimer les labels existants et en faire la promotion », précise Fatima Faska. Pour les expériences, les critères ont été définis et la proposition doit être validée par un comité d’agrément. Les offres peuvent être cautionnées par une quarantaine de labels listés sur le site www.valleedelagastronomie.com. Parmi eux, Vignobles & Decouvertes, Entreprise du Patrimoine Vivant, Bienvenue à la Ferme… L’intérêt est également d’intégrer un réseau, de bénéficier d’outils de communication (site international, magazine, salons…), de faire connaître les produits pour augmenter les visiteurs et faire oublier les frontières administratives.

Des offres labellisées

La liste des offres est disponible sur le site avec une recherche possible par activités ou zone géographique avec les contacts directs pour renseignements et réservations. L’adhésion à la marque est gratuit pour les professionnels qui propose une offre « et on peut aussi les aider et les accompagner pour structurer une proposition originale ». Une offre gourmande doit remplir les conditions du périmètre défini, géographique et autour de la gastronomie et déjà bénéficié d’un label. Quand il n’y en a pas comme pour les food et wine tours, la proposition passera par le comité d’agrément. Pour les expériences, outre le partage du savoir-faire et la dimension d’apprentissage, le professionnel doit personnaliser l’offre et pouvoir également la proposer en anglais dans la perspective d’en faire une vitrine pour la Vallée, à vocation internationale en collaboration avec Atout France.
Côté Vins, on peut déjà réserver près d’une centaine d’offres gourmandes (le Rhône Nord est particulièrement dynamique), et des expériences remarquables avec une dégustation vins-fromages au domaine Gérard Brisson à Villié-Morgon (69), un atelier et déjeuner grands vins ou une formation gin avec Maxime Chapoutier à Tain l’Hermitage (26), un wine tasting tour en combi volkswagen à Juliénas (69), un atelier vendanges au domaine Michelas Saint-Jemms à Mercurol (26).

www.valleedelagastronomie.com

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