Des partenaires qui veulent conquérir la très haute sommellerie

Le concours de Meilleur Sommelier du Monde est l’occasion pour les nombreux partenaires de l’événement d’asseoir leur visibilité, de participer aux « off » et à certaines épreuves, mais aussi de partir à la conquête des grands sommeliers présents.

Pour pouvoir mettre les petits plats dans les grands à l’occasion du concours de Meilleur Sommelier du Monde qui se déroule jusqu’au dimanche 12 février à Paris, les organisateurs ont pu compter sur un éventail très large de partenaires qui ont apporté leur soutien à la compétition. Ce partenariat constitue, pour les entreprises concernées, le gage d’une visibilité inédite, d’une participation à des « off » (notamment le bar des sommeliers où se retrouvent les candidats chaque jour entre les épreuves), d’une mise en avant via certaines épreuves du concours et via des masterclasses, et surtout une chance inédite de toucher de grands noms de la sommellerie, en provenance de dizaines de pays. Une telle concentration de talents et de potentiels ambassadeurs est une occasion remarquable, pour tous ces partenaires, de s’inviter à la carte des établissements pour lesquels officient les quelque 68 candidats au concours mais aussi tous les autres sommeliers qui gravitent autour de l’événement.

« Avec ce partenariat, nous espérons en premier lieu toucher tous les sommeliers des ‘petits pays candidats’ qui viennent pour la première fois afin qu’ils deviennent des ambassadeurs », explique Véronique Dausse, directrice générale du château Phélan-Ségur à Saint-Estèphe. « Qu’ils viennent de Malaisie, du Pérou, de certains pays de l’Est, ce sont des professionnels que l’on a rarement l’occasion de rencontrer, et c’est une grande chance qu’ils soient tous ici à Paris, heureux de se retrouver ». Phélan-Ségur, qui est partenaire du concours depuis l’édition 2019 à Anvers et a également été partenaire du dernier concours de Meilleur Sommelier d’Europe & Afrique à Chypre, est ainsi présent chaque jour au bar des sommeliers mais aussi mis en avant, dès hier, dans une épreuve des quarts de finale.

Pour les vignobles Foncalieu, ce partenariat est une première : « par notre présence, nous voulons nous placer sur le créneau de la haute gastronomie et montrer que les vins du Languedoc sont à la hauteur de l’événement, qu’ils ont leur place dans les plus beaux établissements », expliquent de concert la marketing manager Audrey Arino et le président Jean-Marie Cassignol.

Se replacer dans l’esprit des sommeliers

Première fois également, et démarche à peu près similaires pour les vins du Beaujolais, comme l’explique Jean-Marc Lafont, vigneron au Domaine de Bel-Air et président de l’Organisme de défense et de gestion (ODG) des crus du Beaujolais : « nous voulons montrer que notre vignoble est entré dans une nouvelle dynamique, tant dans la qualité de ses vins que dans son envie de reconnaissance. On voit par nos premiers contacts avec les sommeliers que le Beaujolais a une bonne réputation, on n’est plus cantonné aux beaujolais nouveaux, il y a une curiosité et certains connaissent déjà très bien nos appellations. À nous d’affirmer, consolider et élargir, de prouver que nous sommes davantage que de bons vins de brasserie mais aussi des vins de gastronomie : les vins du Beaujolais associent fraîcheur, finesse, élégance, ce qui correspond aux attentes actuelles des sommeliers et de beaucoup de leurs clients ».

L’opération séduction se tient aussi du côté des spiritueux, comme le précise David Boileau, ambassadeur du Cognac / BNIC : « notre partenariat associe 12 maisons de cognac ainsi que l’interprofession, via des animations, une masterclass, des dîners autour des accords, etc. Notre objectif est de remettre le cognac à l’esprit des sommeliers, de les inciter à travailler davantage nos produits en gastronomie. Aujourd’hui, être un grand sommelier passe aussi par une fine connaissance des spiritueux, et donc du cognac. Et puis nous sommes en France, à Paris, pour la première fois depuis plus de 30 ans. Nous nous devions d’être présents ».

Parmi les autres partenaires de l’événement, on citera l’Union des Grands Crus de Bordeaux, qui avait été le premier à s’engager dès 2020, comme nous l’évoquions ici. Les vins du Douro et de Porto (IVDP), la Japan Sake and Shochu Makers Association (JSS), Eurocave, les vignobles Cruse et Lorenzetti, Vinexpo, Empreinte par Audiard (créateur du trophée qui reviendra au vainqueur), le Château de Parnay, le groupe Accor, Paris La Défense Aréna, D-Vine (outil de service de grands crus au verre), le whisky The Macallan et le champagne Dom Pérignon complètent la liste des partenaires du concours de Meilleur Sommelier du Monde. Sans oublier la présence de partenaires réguliers de l’Association de la Sommellerie Internationale (ASI) ou de l’Union de la Sommellerie Française (UDSF), comme le géant espagnol Torres ou encore du groupe Advini : « notre engagement auprès de l’UDSF remonte à 2019, avec l’ASI à 2020, il se traduit par notre présence sur cet événement mais aussi, tout au long de l’année, par l’accueil de sommeliers internationaux et l’aide à l’organisation de bootcamps ».

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