[Lyon Tasting] Les Mères Lyonnaises ont leur cuvée en Beaujolais - Routes des vins

[Lyon Tasting] Les Mères Lyonnaises ont leur cuvée en Beaujolais

La cave Vinescence, située dans le Beaujolais et comptant 1 200 hectares pour 320 coopérateurs, a eu l’idée d’associer deux icônes du patrimoine local : les vins du Beaujolais et les Mères Lyonnaises. À découvrir et déguster à Lyon Tasting.

Les Mères sont devenues des institutions culturelles et gastronomiques, dont la renommée dépasse largement les frontières lyonnaises. Fers de lance de la cuisine locale, leurs recettes ont traversé les ans depuis le XIXe siècle. Les Mères ont connu la gloire et la renommée, que ce soit la Mère Bourgeois qui fut sélectionnée comme belle adresse par le Club des 100 (club d’épicuriens dont firent partie Curnonsky, Gault, Millau, et toujours actif aujourd’hui, comptant 100 membres,100 % masculin), ou la Mère Brazier qui fut la première femme à décrocher 3 étoiles au Guide Michelin (la même année que Marie Bourgeois).

Ces femmes ont ancré les traditions culinaires lyonnaises dans le patrimoine et la pérennité, chacune avec leurs plats emblématiques, et chacune à des endroits différents de l’agglomération. Leur histoire se mêle parfois avec la grande, lorsque Edouard Herriot s’arrêtait chez la Mère Bourgeois en rassemblant ses homologues avant une conférence de la Société des Nations.

Une Mère, un plat, une cuvée

L’idée de rendre hommage aux cuisinières qui ont fait Lyon en associant une Mère et une cuvée est née de la proposition de Bernard Boucheix, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, et de la concrétisation par la cave Vinescence. Le fil rouge est simple : chaque Mère ayant son plat emblématique, la cuvée la représentant sera un assemblage de vins permettant un accord met & vin idéal. Ainsi la Mère Guy, la « Mère des Mères », célèbre tenancière de la guinguette du bord de Saône, connue pour sa matelote et sa goujonette d’anguille, a été naturellement mariée à une cuvée de blanc, 100 % chardonnay puisque beaujolaise, avec l’idée d’avoir un vin fruité mais également doté d’une bonne minéralité et d’une tension naturelle capable de tenir tête au plat.

La Mère Amélie, dite La Mélie, surnom de Marie-Louise Emilie Carton, dont le restaurant était situé à Lamure sur Azergues aux portes du Beaujolais, faisait l’unanimité avec ses plateaux de charcuterie locale. Il était donc tout naturel d’en faire la figure de proue d’un beaujolais villages, vinifié classiquement en semi-carbo, conservant ainsi ses caractéristiques fruitées mais également doté de jolis tanins fins et d’une structure idéale pour accompagner saucissons et autres lyonnaiseries charcutières.

Quant à la Mère Bourgeois, elle a régalé des milliers de convives avec son pâté chaud au Chiroubles. Le jumelage ne fit donc pas débat bien longtemps et une cuvée de Chiroubles lui est affiliée, lui aussi doté d’une structure délicatement solide, dont on sent l’expression plus marquée du terroir granitique. Enfin, la Mère Brigousse, surnommée la mère des amoureux puisque son établissement lyonnais recevait les jeunes hommes enterrant leur célibat, autour de quenelles en forme de sein, ne pouvait qu’être l’effigie d’un Saint-Amour, charmeur, ultra fruité et souple.

Disponibles dans les boutiques de la cave, à St Genis-les-Ollières et St Jean d’Ardières, ou sur le site internet, les cuvées des Mères se situent entre 6,60€ et 9€.

Stand B8

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